La liberté de la presse est l'un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui reposent sur la liberté d'opinion, la liberté mentale et d'expression. L'ONU lui cionsacre une journée internationale. Détails
La Journée mondiale de la liberté de presse a été instaurée par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1993 après la tenue du Séminaire de Windhoek (Namibie) en 1991, pour le développement d'une presse africaine indépendante et pluraliste. Ce séminaire a conduit à l'adoption de la Déclaration de Windhoek sur la promotion de médias indépendants et pluralistes.
La Journée mondiale de la liberté de la presse, explique l’UNESCO, est une occasion de rappeler au monde l’importance de protéger les droits fondamentaux de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, tells que contenus dans l’Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Sans ces droits, la démocratie ne peut prévaloir et le développement demeure inatteignable.
Le 3 mai est donc l'occasion d'informer le public des violations du droit à la liberté d’expression et de lui rappeler que de nombreux journalistes risquent la mort ou la prison pour lui apporter ses nouvelles quotidiennes.
Journée 2011
La célébration internationale de la journée 2011 de la liberté dela presse aura lieu à Washington, aux USA.
Liberté de la presse - Protection des sources
"...Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ". (Article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789). Tout journaliste, entendu comme témoin sur des informations recueillies dans l’exercice de son activité, est libre de ne pas en révéler l’origine. (Article 109 du Code de procédure pénale)... Lire la suite
Le Paradoxe français
Dans l'esprit des Lumières, la France a, dès 1789, proclamé la liberté de presse mais paradoxalement a longtemps hésité à l'appliquer. La véritable et fondamentale loi sur la liberté de la presse ne date en France que du 29 juillet 1881. Son article premier stipule que : "l'imprimerie et la librairie sont libres".
L’Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 affirme quant à lui que : "Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit."
Soutenir la liberté de la presse
La liberté de la presse
Consacrée par le droit international, la liberté de la presse est une liberté publique essentielle. Pourtant, la majorité de la population du globe en est privée et n’a droit qu’à une information « officielle ». Chaque année des dizaines de journalistes sont assassinés ou emprisonnés pour avoir tenté de rompre ce carcan de l’information. Cette liberté chèrement acquise est toujours menacée et l’association Reporters sans frontières lutte en faveur d’un plus grand respect du droit d’informer et d’être informé.
"La journaliste russe Anna Politkovskaya [...] disait que « les mots peuvent sauver des vies ». Les mots ont pourtant fini par la tuer."
Créé en 1997 par le Conseil exécutif de l’UNESCO, le Prix mondial de la liberté de la presse Guillermo Cano, doté d'un montant de 25.000 dollars, distingue tous les ans une personne, une organisation ou une institution qui a contribué d'une manière notable à la défense et/ou à la promotion de la liberté de la presse où que ce soit dans le monde, surtout si, pour cela, elle a pris des risques. Les candidats sont proposés par les Etats membres de l’UNESCO et par des organisations régionales ou internationales qui défendent et promeuvent la liberté d’expression.
Depuis sa création, le prix a été attribué à : Christina Anyanwu (Nigéria, 1998) et Gao Yu (Chine, 1997 ; Jesus Blancornelas (Mexique, 1999) ; Nizar Nayyouf (Syrie 2000) ; Lydia Cacho (Mexique, 2008), U Win Tin (Myanmar, 2001) ; Geoffrey Nyarota (Zimbabwe, 2002) ; Amira Hass (Israël, 2003) ; Raúl Rivero (Cuba, 2004) ; Cheng Yizhong, (Chine, 2005) ; May Chidiac (Liban, 2006) ; Anna Politkovskaya (Russie, 2007) ; Lydia Cacho Ribeiro (Mexique, 2008) ; Lasantha Wickrematunge (Sri-Lanka 2009) ; Mónica González Mujica (Chili, 2010)
En savoir plus
[sources : wikipedia ; UNESCO ; Amazon]

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