Depuis 2002, on célèbre le travail des Casques bleus lors de la journée du 29 mai. Historique et liens.
La première force de maintien de la paix de l'ONU fut envoyée en 1948, avec pour mission de surveiller la trêve de la guerre arabo-israélienne. Cette force n'était pas armée et n'était là qu'en tant qu'observateur. La première intervention armée eut lieu en 1956, lors de la crise du canal de Suez. C’est à cette occasion que les soldats mandatés par le conseil de sécurité de l’ONU arborèrent la première fois un casque bleu, afin de ne pas être confondus avec les soldats britanniques engagés dans le conflit.
Les premières missions mises sur pied après la chute du Mur de Berlin comprenaient des effectifs de plusieurs milliers de personnes. Dans certains cas, l’action de maintien de la paix peut être confiée à une organisation internationale non affiliée au système des Nations unies ou encore à une coalition d'États. Ainsi, le Conseil de sécurité a à plusieurs reprises donné mandat à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ou à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à travers l'Economic Community of West African States Cease-fire Monitoring Group (ECOMOG).
Les trois règles du début
La mission de maintien de la paix était au départ encadrée par trois règles auxquelles les États tenaient absolument et qui ont façonné sa définition classique. D’abord le consentement des parties au conflit à l'intervention. Ensuite l'impartialité des Casques bleus face aux forces en présence et enfin la limitation de l'usage de la force par les Casques bleus à des fins de légitime défense uniquement. Il n'était pas question d'ouvrir le feu pour imposer la paix.
À l'exception notable de la mission au Congo, en 1960-1964, où la force fut effectivement utilisée pour mettre fin à La sécession du Katanga, la notion classique du maintien de la paix a guidé la mise sur pied des missions de paix de l'ONU jusqu'au début des années 1990. Cette doctrine a ensuite été revue, suite à plusieurs massacres, notamment au Rwanda et en Yougoslavie, commis sur la population civile alors que des Casques bleus étaient présents. Depuis, la plupart des mandats autorisent l'usage de la force si la population civile est en danger.
Interventions
Phnom Penh, Mogadiscio, Maputo, Sarajevo, Port-au-Prince, Freetown... autant de noms de capitales où les casques bleus de l'ONU ont débarqué un jour avec les promesses d’une paix à venir.
Au-delà du sensationnel on ne sait rien de la façon dont leur présence est vécue parles populations locales, trop souvent présentées comme des " récipiendaires passifs " des largesses de la communauté internationale, ou comme des " obstacles potentiels " au bon déroulement de l'opération de paix.
L’ouvrage Ils nous avaient promis la paix : Opérations de l'ONU et populations locales vient combler ce manque en proposant une autre image des missions de l'ONU : celle que nous offrent les populations elles-mêmes. Après plus de quinze ans de terrain et d'enquêtes menées dans différentes régions du monde, Béatrice Pouligny y montre que ce qui " se joue dans le quotidien " des missions est souvent aussi important que ce qui " se produit au centre " des négociations politiques, au Conseil de sécurité de l'ONU ou encore devant un tribunal pénal international.
En se rapprochant du vécu des habitants de mondes en guerre, l'auteur invite à une réflexion engagée et urgente sur les manières de gagner la paix. Pour suivre les opérations en cours : Site du Département Maintien de la Paix de l'ONU.
Liens
Article concernant la Journée internationale des casques bleus 2007 : le maintien de la paix de plus en plus complexe
Journée internationale des soldats pour la paix sur in-terre-actif.com
Vidéo
Naissance des soldats de la paix
En juillet 1956, le président de l'Égypte, Gamal Abdel Nasser, nationalise unilatéralement le canal de Suez. Voie stratégique de navigation entre l'Europe et l'Asie, essentiel pour le commerce mondial, le canal appartenait à une compagnie franco-britannique, qui détenait 96 % des actions. Devant cette volte-face égyptienne, la France et la Grande-Bretagne comptent bien reprendre possession de ce joyau qui leur rapporte des profits de plusieurs centaines de millions de dollars par année. Raymond St-Pierre présente un bref survol de la crise. Voir

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