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Pendant la 1re Guerre mondiale, des télégrammes chiffrés interceptés établirent (et elle le reconnut) que le consul allemand en Hollande lui avait versé 20 000 francs. « Pour prix de mes faveurs », précisait-elle. Pour des « renseignements » selon ses juges, sans préciser lesquels.
A une époque où la France était au plus bas dans une guerre, dont personne ne voyait la fin, elle devint le bouc-émissaire des Français. La néerlandaise était une proie de choix. Son avocat n'eut le droit d'assister qu'aux premiers et derniers interrogatoires. Le procès ne dura qu'une journée et n'établit rien que des secrets de polichinelle. Elle fut fusillée, le 15 octobre1917.Au moment où retentit le cri : « Feu ! » pour le peloton, elle envoya du bout des doigts un dernier baiser à son avocat. |
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