Né en 1929 et mort en 1978, Jacques Brel était un chanteur belge.
Issu d'une famille industrielle catholique flamande, Jacques Brel était, enfant, peu intéressé par l'école, excepté par les cours de français.
Il joue alors des pièces de théâtre en amateur au sein de la Franche Cordée, et son père le fait entrer dans la cartonnerie familiale, travail pour lequel il n'a aucun goût.
À partir de 1952, Jacques Brel compose ses premières chansons qu'il chante dans le cadre familial ou lors de diverses soirées dans des cabarets bruxellois. Il persévère et, en 1953, sort un 78 tours. Ensuite, il quitte la capitale belge pour se rendre seul à Paris appelé par Jacques Canetti, découvreur de talents travaillant chez Philips et propriétaire du cabaret « Les Trois Baudets ».
Petit à petit, Brel trouve son public
En 1956, il rencontre François Rauber, un pianiste, qui devient son accompagnateur. En 1957, pressé d'achever ses études musicales au conservatoire, Rauber renonce aux tournées à travers le pays. Il est alors remplacé par un autre étudiant du conservatoire : c'est la rencontre avec Gérard Jouannest, qui deviendra son accompagnateur exclusif sur scène, Rauber revenant vers Brel une fois son diplôme en poche pour devenir l'orchestrateur privilégié. Les deux musiciens resteront fidèles à Brel et à son œuvre, au-delà même de sa mort. Petit à petit, Brel trouve son public et rencontre le succès lors de ses spectacles.
Le succès
En 1957, le second 33 tours reçoit le grand prix de l'Académie Charles-Cros et, fin 1958, c'est le succès à l'Olympia, en première partie ; puis il est tête d'affiche à Bobino, fin 1959. À partir de là, les tournées s'enchaînent à un rythme infernal, Brel faisant parfois plus de concerts qu'il n'y a de jours dans l'année. En 1966, il décide d'abandonner la chanson. Le 16 mai 1967, il donne son dernier récital à Roubaix.
Dire une vie par les lieux qui ont été son décor, qui l'ont inspirée, n'est pas facile quand il s'agit de Jacques Brel. Chanteur, comédien, réalisateur, pilote, navigateur..., il a parcouru le monde entier en homme pressé, toujours en avance d'une chanson, d'un amour, d'un avion, d'une folie.
A vélo, sur une bécane magique offerte autrefois par Brel, le narrateur se fait archéologue plus que biographe, reconstitue cette existence intense, ressuscite l'absent. De sa maison d'enfance de Schaerbeek à sa dernière demeure d'Hiva-Oa, il nous fait revivre l'unique enregistrement d'" Amsterdam " en public, à l'Olympia ; la première de L'homme de la Mancha, un triomphe ; le tournage mythique de L'aventure c'est l'aventure ; le premier vol sur jojo...
Ce périple n'est donc pas un pèlerinage, une quête sacrée, mais une tendre approche d'un homme qui, comme les plus grands créateurs, a été nous autant qu'il a été lui-même. Non pas pour se souvenir mais pour nous retrouver.