Le 22 décembre 1858, naît Giacomo Pussini, le dernier des grands compositeurs d'opéras. Retour sur son parcours.
Héritier de la tradition de l'opéra italien, Puccini (1858-1924) est le dernier très grand compositeur d'opéras dont l'œuvre a acquis une popularité planétaire. Ses chefs-d'œuvre, La Bohème, Manon Lescaut, Tosca, Madame Butterfly, Turandot, sont constamment à l'affiche de toutes les scènes lyriques. Précisions
Giacomo Antonio Domenico Michele Secondo Maria Puccini est né le 22 décembre 1858 à Lucques en Italie est un compositeur italien.
Giacomo Puccini est considéré comme l'un des plus grands compositeurs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
Après la mort de son père, qui survient alors qu'il est âgé de cinq ans, il est envoyé pour étudier auprès de son oncle Fortunato Magi, qui le considère comme un élève peu doué et indiscipliné.
Organiste à l'église
Par la suite, il devient organiste à l'église, mais l'inspiration pour l'opéra lui vient seulement lors d'une représentation de l'Aïda de Verdi qu'Angeloni, un de ses professeurs au conservatoire, lui fit découvrir lors de la représentation à Pise en 1876. De 1880 à 1883 il étudie au conservatoire de Milan, où il est l'élève d'Amilcare Ponchielli et d'Antonio Bazzini.
Concours d'écriture
En 1882, Puccini participe à un concours d'écriture lancé par la maison Sonzogno en 1883, pour un opéra en un acte.
Bien qu'il ne remporte pas le prix avec Le Villi, ce premier opéra sera représenté plus tard en 1884 au Teatro Dal Verme de Milan, grâce à l'aide de Ponchielli et Ferdinando Fontana, et contribuera à attirer l'attention de l'éditeur Ricordi qui lui commandera unnouvel opéra, Edgar. C'est à cette époque que Puccini rencontre Elvira, qui deviendra sa femme et lui donnera un fils, Tonio.
Le succès
Son troisième opéra, Manon Lescaut, fut non seulement un succès, mais fut également le point de départ d'une collaboration fructueuse avec les librettistes Luigi Illica et Giuseppe Giacosa, qui travaillèrent avec lui sur les trois opéras suivants.
La Bohème
En 1896, il compose un opéra, La Bohème adapté des Scènes de la vie de bohème d' Henri Murger.
Il est considéré comme l'un des meilleurs opéras romantiques.
Bien qu’il contienne certains des airs les plus populaires de son répertoire, ses audaces harmoniques et dramatiques, tranchant avec le sentimentalisme de Manon Lescaut, ne parvinrent pas à séduire le public de la première. Les représentations suivantes assurèrent cependant au compositeur un succès mondial, qui ne s’est pas démenti depuis.
L'artiste Puccini suscite alors une attention d'autant plus approfondie qu'il sait, politiquement, se maintenir dans la rigueur d'un homme sans bluff.
Madame Butterfly boudé
En 1900, Tosca, représente pour Puccini la première approche du vérisme; l'œuvre évoque un contexte politique marqué par la ferveur nationaliste, mais elle relate un drame amoureux sans s’engager sur le terrain idéologique comme les opéras de Verdi. L'activité du compositeur ralentit et, en 1903, il est blessé à la suite d'un accident de voiture qui le rendra boiteux. Madama Butterfly
En 1904, Madame Butterfly sur une nouvelle de David Belasco, fut accueilli avec une grande froideur lors des premières représentations, bien qu'il soit remarquablement orchestré, mais il devint plus tard un autre grand succès.
Scandale
En 1906, son librettiste Giacosa meurt et en 1909 éclate un scandale : sa domestique se suicide en raison d'une accusation de la femme de Puccini, Elvira Gemignani, d'avoir eu une relation avec celui-ci.
Puccini meurt le 29 novembre 1924 à Bruxelles en Belgique, son dernier opéra, Turandot écrit en 1924 reste inachevé. Les deux dernières scènes en seront complétées par Franco Alfano. En 2001, un nouveau final sera réalisé par Luciano Berio.
Le vérisme italien
Manon Lescaut, La Bohème, Tosca, Madame Butterfly et Turandot sont tous aujourd’hui de grands succès.
Ils illustrent une maîtrise de l’orchestration exceptionnelle, aux multiples innovations harmoniques, et un langage théâtral profondément original.
Ce langage qui contribue au succès de Puccini se rattache au courant littéraire du vérisme italien, représenté par des compositeurs de la fin du XIXe siècle, comme Mascagni, Leoncavallo ou Franchetti.
Méprisé par la critique
Égarée par son succès, la critique parla facilité, démagogie, vulgarité. La France, en particulier, affecta un mépris vertical pour un compositeur que, pourtant, Schoenberg, Stravinsky et Ravel tinrent en haute estime : sa perfection artisanale les fascinait et, bien entendu, l'originalité des solutions techniques qu'elle suscitait.
Peu après la Deuxième Guerre mondiale, l'approche musicale ayant changé, on s'intéressa de plus près à ces livrets plus hardis qu'on l'avait cru, à cet orchestre inventif, à ces harmonies toujours plus tendues - et plus que jamais à leur efficacité confondante.
Succès mondial après guerre
Le succès de quelques oeuvres de Puccini ne doit pas masquer les malentendus qui entourent son oeuvre, et les éléments réellement nouveaux qu'il a apportés au genre.
Puccini secoue, émeut, fait pleurer, mais il échappe pourtant au réalisme tragique du vérisme, grâce à sa passion pour les romantiques comme Alfred de Musset ou Heinrich Heine, mais aussi en raison de sa modernité théâtrale et musicale, illustrée par les chromatismes de Tosca ou les accords impressionnistes de la Houppelande (Il Tabarro) influencés par les audaces de Debussy et de Ravel, et la marque profonde laissée dans son œuvre par Wagner. Sources : wikipédia - Amazon - All Posters - You Tube