Combattant légendaire, Geronimo (1829-1909) fut l'un des derniers chefs indiens à déposer les armes après avoir tenu en échec près de la moitié de l'armée des Etats-Unis. Sa guérilla constamment reprise contre les blancs a fait de lui une légende. Retour sur une vie de guerrier.
De tous les grands indiens qui ont mené la résistance indienne à la conquête européenne de l’Amérique, le guerrier apache Chiricahua appelé à sa naissance Go Khla Yeh, « celui qui baille », et surnommé par ses adversaires mexicains Géronimo, est sans doute l’un des plus célèbre. Sa guérilla constamment reprise contre les blancs a fait de lui une légende.
Geronimo est né le 16 juin 1829. Appelé à sa naissance Go Khla Yeh, « celui qui baille », ce légendaire Amérindien apache qui a combattu le Mexique et les Etats-Unis est mort le 17 février 1909. Geronimo n'a jamais été chef, mais comme homme-médecine (Chaman) et guerrier reconnu et respecté, il a eu une grande influence sur les Apaches Chiricahuas.
Appelé également Guu ji ya (l'astucieux), il est admis au conseil de guerre des Apaches Chiricahuas en 1846. En 1858, après le meurtre de sa mère, de sa femme et de ses trois enfants par l’armée mexicaine près d’un village appelé Kas-ki-yeh par les Apaches, il commence des raids de représailles en territoire mexicain.
Pieds nus sur la terre sacrée
Pieds nus sur la serre sacrée rassemble des textes appartenant au patrimoine oral ou écrit des Indiens d'Amérique du Nord. Cette sélection se propose d'apporter des éclaircissements sur l'histoire des Indiens et de montrer la pérennité de leur civilisation. Le ton de ces écrits, classés par ordre chronologique, est tour à tour celui de la sagesse, du lyrisme, de l'éloquence ou de l'émotion profonde.
Portrait de la nature et de la destinée indiennes, ils sont avant tout la preuve de la renaissance d'une civilisation authentiquement indienne. Cette anthologie tend à mettre en relief des traits caractéristiques de celte civilisation où les considérations politiques et historiques s'estompent au profit d'une harmonie de l'homme et de la nature, dans laquelle la terre devient une création sacrée. Voilà un domaine de l'expérience indienne qui peut entrer dans notre héritage commun.
Sur les pas de Geronimo
Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, le territoire couvert aujourd'hui par le Nouveau-Mexique, l'Arizona et le Nord du Mexique fut le théâtre d'une tragédie marquée par la violence, la perfidie et la cruauté. Dans cette lutte sans merci, les chefs apaches n'auront de cesse de défendre leur patrie, alors que leurs ennemis n'aspirent qu'à leur mort, leur déportation ou leur parcage sur des réserves.
En guerre
En octobre 1862, Géronimo participe avec les chefs Cochise et Mangas Coloradas à la bataille d'Apache Pass. En janvier 1863, Mangas Coloradas, malgré l'opposition de Géronimo, se rend dans la petite ville d'Apache Tejo pour y signer un traité de paix. Il y est torturé et assassiné.
En 1871, après près de dix ans de guerre contre les États-Unis, les Apaches Chiricahuas, alors dirigés par Cochise, négocient un accord de paix. Ils obtiennent la création d’une réserve sur leurs terres. En 1876, la réserve Chiricahua est fermée par les autorités américaines. La plupart des Indiens sont déportés vers la réserve de San Carlos, aride et désertique.
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