En 1995, Jacques Peyrat accusera Christian Estrosi, futur ministre, actuel maire de Nice, et ancien champion de moto d'avoir été le complice à moto de Spaggiari. Mais Estrosi parviendra à prouver qu'il était, ce jour-là, engagé dans une course à Daytona.
Il se grime et passe 12 ans de cavale où il voyage beaucoup, sous la fausse identité de Romain Clément. Il passe du temps en Amérique du Sud, au Brésil, et en Argentine en particulier, pays pour lequel il se passionne et où il achète une grande propriété. Vivant toujours dans la crainte d'être retrouvé, il subit une opération de chirurgie esthétique en Argentine. (ci-dessus : Le casse du siècle : Ni armes, ni violence et sans haine )
Un acteur avec la presse
Il voyage et se planque aussi en Espagne, au Chili et dans un chalet dans le Nord de L'Italie, tout en revenant régulièrement en France. Il s'ennuie un peu, il écrit Les Égouts du paradis en 1978 depuis sa planque en Argentine. Il se remarie religieusement, à une admiratrice italienne qui l’aide à se planquer, notamment en France, près de Paris, dans une tour à Puteaux.
Il joue beaucoup avec la presse en envoyant des photos depuis ses planques (Spaggiari en Père Noël...), ce qui amuse beaucoup la presse et les Français (moins la police...). En 1983, il donne, depuis une planque à Madrid, une grande interview filmée où il raconte tous les détails du casse du Gang des égoutiers. Pour la publication de son dernier livre Le Journal d'une truffe, il donne une interview à Bernard Pivot pour son programme télévisé Apostrophes, ce qui fait grand bruit (émission enregistrée en Italie, à Milan).
Le procès
Le 23 octobre 1979, Spaggiari, toujours en cavale, est condamné par contumace à la prison à perpétuité. Cinq de ses complices sont jugés au procès et condamnés à huit ans de prison. Il s'agit de Pellegrin, Bournat, Poggi, Michelucci et Vigier, tous du milieu marseillais. On pense aujourd'hui que les individus les plus impliqués étaient Michelucci et Vigier. Poggi aurait fait le lien avec le milieu marseillais et le duo Pellegrin / Bournat aurait eu des rôles subalternes de guetteurs. Plusieurs membres de l'équipe n'ont jamais été retrouvés. Il meurt le 8 juin 1989, à 56 ans, d'un cancer de la gorge alors qu'il se trouve en exil en Italie. Début