1994, Génocide au Rwanda
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Quinze années après les faits la situation reste complexe. si le Rwanda s'est relevé et fait un effort considérable pour juger les meurtriers présumés, les explications sur les interventions ou non-interventions d'acteurs internationnaux restent délicates et contestées.
De 1990 à 1993 les FAR avaient été formées et réorganisées par l'armée française, précisément pour contrer les attaques du FPR, attaques qui étaient parfois accompagnées de massacres. De leur côté les responsables du FPR se sont appuyés sur l'armée ougandaise, dans laquelle certains étaient officiers depuis que le Président Yoweri Museveni avait conquis le pouvoir en Ouganda.
L'ONU et la France
Il apparaît que plusieurs États, en général à travers l'ONU, dont la France, particulièrement impliquée au Rwanda, ne semblent pas avoir su ou voulu adapter leurs actions en distinguant bien les massacres génocidaires de la guerre civile. Les États-Unis, marqués par le fiasco somalien récent, et l'ensemble du Conseil de sécurité des Nations Unies refusèrent de qualifier à temps les massacres de génocide, ce qui empêcha de faire jouer la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide qui obligeait les États signataires à intervenir.
A voir ailleurs
Génocide rwandais, quinze ans d’impunité
Avril 1994 - avril 2009 : quinze années que cela dure, quinze années que le crime des crimes reste impuni, ici, en France. Génocide rwandais : où en sommes-nous des complicités françaises ? Une simple mission d’information parlementaire sans pouvoirs, présidée par Paul Quilès, en décembre 1998 et puis plus rien… du moins au niveau des politiques hexagonaux. Lire et voir la suite (Africamix)
Complicités ?
La contestation des complicités étrangères touche aux facilités politiques, diplomatiques, médiatiques et militaires qui ont pu être octroyées au régime qui a conduit le génocide. Cela concerne notamment, mais pas uniquement, l'action des troupes étrangères dans l'Opération Turquoise qui, sous couvert de rétablir un minimum la sécurité dans le sud-ouest du Rwanda, aurait donné la possibilité à de nombreux génocidaires de prendre la fuite vers l'étranger. (Précisions)
Controverses
Ces présumées complicités font l'objet de vives controverses en France, d'une part entre des organisations des droits de l'homme et les institutions françaises et d'autre part entre les autorités françaises et les autorités rwandaises actuelles.
Les conclusions de la Mission d'information parlementaire françaises à ce sujet ont été très mal ressenties par des ONG françaises et internationales et ont motivé la création en 2004 de la Commission d'enquête citoyenne française (CEC) qui a débouché sur des plaintes de Rwandais devant les tribunaux français. Depuis 1994, le FPR et le Président Paul Kagame reprochent à la France sa complicité dans le génocide. Début
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