
De 1914 à 1918, la Première Guerre Mondiale a ravagé une partie de la France et envoyé à la mort des millions d'hommes sans régler aucun problème. Cette guerre, la Grande Guerre, prend fin le 11 novembre 1918. Rappels
En 1910 et pour la première fois depuis des siècles, la première puissance économique n'est plus européenne. La Grande-Bretagne n'est plus qu'un empire fatigué, l'Allemagne ne parvient pas à se sortir du corset de sa position continentale, la France court déjà après le mythe de sa puissance passée, l'Empire austro-hongrois se désagrège et la Russie ne parvient pas à se moderniser. L'espoir d'un nouveau monde se trouve ailleurs, aux Etats-Unis.
L'Europe n'est en fait qu'une plaie ouverte, malade de ses rancœurs, de ses jalousies, de son incapacité à se réformer. Les nationalismes sont à fleur de ces empires faits, défaits et refaits au fil des siècles précédents.
Et l'attentat de Sarajevo met le feu à cette immense poudrière. Le 28 juin 1914, Gavrilo Princip un serbe de Bosnie, nationaliste yougoslave, membre du groupe Jeune Bosnie, tue l'archiduc François-Ferdinand, héritier de l'empire austro-hongrois, et son épouse, au moment où leur accession au trône semblait imminente.
"Ah, Dieu, que la guerre est jolie" écrit Guillaume Apollinaire. L'euphorie des premières semaines mène à la désillusion. Rien ne se déroule comme prévu. La France a perdu la bataille des frontières, l'Allemagne qui viole la neutralité belge et y commet des atrocités en 1914, est sur les rives de la Marne.
Les moissons de fer