Le Génocide arménien
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Le 24 avril 1915, l’arrestation de plus de 600 notables et intellectuels arméniens, lors d’une rafle ordonnée à Constantinople par les nationalistes Jeunes-Turcs alors au gouvernement dans l’Empire Ottoman, scellait le destin des Arméniens d’Anatolie. C'est le dé"but du génocide arménien. Explications
Accusés de complot au profit des Russes, alors que la Turquie venait de s’engager dans la Première Guerre Mondiale aux côtés de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie, plus d’un million d’Arméniens ont été victimes entre 1915 et 1916 d’une politique de déportations et de massacres.
L'Arménie ancienne république de l' URSS pays d' Asie occidentale, situé dans la région du Caucase du Sud, est indépendante depuis 1991.

Ce pays , un des berceau de l’humanité, a connu une histoire cahotique. Ce pays a successivement été sous la domination des Assyriens, des Perses, des Mongols, des Turcs et des Russes. (de 1936 à 1991).
Diaspora
Trois cent mille personnes sont massacrés en 1894 et 1896 par les Ottomans. En conséquence de ces massacres, à la fin du XIX ème siècle, de nombreux Arméniens émigrent. Cette dispersion d'une communauté ethnique ou d'un peuple à travers le monde porte le nom de Diaspora ..
1915-1916, le génocide
Les deux tiers de la population arménienne qui vivait sur le territoire actuel de la Turquie ont péri au cours des déportations et massacres de grande ampleur. Cela s'est passé alors que le gouvernement des Jeunes-Turcs dirigeait l'empire ottoman engagé dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Empires centraux. Ce premier génocide du XXe siècle a coûté la vie à un million deux cent mille Arméniens d'Anatolie.
Les Jeunes-Turcs
Préparés et organisés depuis Constantinople, alors capitale de l'empire, les déportations et les massacres ont été mis en œuvre à l'échelle locale par les responsables des divers districts et provinces chargés de rassembler leurs administrés arméniens, ainsi que par les soldats et gendarmes ottomans qui escortaient les convois jusqu'au désert et procédaient eux-mêmes à des exécutions ou laissaient libre cours à la violence de groupes de bandits armés (surtout des Kurdes, qui étaient en concurrence séculaire avec les Arméniens dans le sud-est anatolien) ou de criminels libérés en nombre par les autorités afin de renforcer les rangs des forces combattantes ottomanes (et regroupés dans ce qui sera connu comme l'« Organisation spéciale »).

Un acte honteux : Le génocide arménien
et la question de la responsabilité turque
" Un acte honteux " : tels sont les mots employés par Mustafa Kemal lui-même, père de la Turquie moderne, pour qualifier le génocide des Arméniens à partir de 1915 (un million de victimes). Pourtant, aujourd'hui encore, les historiens turcs ne peuvent travailler sereinement sur cette question, la contestation de la ligne officielle héritée de la fondation de la République étant passible de poursuites.
L'exception est très certainement Taner Akçam, historien turc vivant en exil et spécialiste des archives ottomanes. Partant d'une analyse rigoureuse de documents militaires et judiciaires inédits, ainsi que des minutes des débats parlementaires, des correspondances privées et des comptes rendus de témoins oculaires, il clôt définitivement le débat sur la principale question : celle de la responsabilité.
Akçam montre de manière irréfutable - puisque ce sont les documents ottomans qui parlent - que, loin de n'être qu'une conséquence aussi fâcheuse qu'involontaire de la Première Guerre mondiale, le génocide fut soigneusement planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l'époque, le comité Union et Progrès, plus connu sous le nom de " Jeunes-Turcs ".
Le point de vue des assassins
Ce n'est pas le point de vue des victimes mais celui des assassins qui est décortiqué ici. Akçam éclaire par là même les mécanismes psychologiques profonds qui ont poussé les agents de l'Empire ottoman finissant à se transformer en bourreaux avec autant d'aisance. Il montre aussi comment la Turquie a réussi à éluder ses responsabilités en jouant sur les rivalités étrangères dans la région et l'échec à traduire en justice les responsables. Sans provocation ni militantisme, à l'heure où se pose la question de l'adhésion à l'Europe, Taner Akçam appelle les Turcs à tourner le dos au discours négationniste officiel et à affronter enfin, sans crainte, la réalité de l'histoire de leur pays.

photo bourlingueur.com
DVD : Le génocide arménien
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