Horizons Enseignement
Santé : Des études universitaires en cours de réforme
Le texte de réforme de la première année d'études médicales est actuellement à l'examen au Sénat. Rappelons que le 16 décembre dernier, l'Assemblée Nationale a voté un projet de loi qui remplace l'actuelle première année de médecine, le PCEM1, par une première année de licence dit "L1 Santé" qui sera commune à 4 professions médicales : médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme.
Selon le professeur Serge Uzan, doyen de la faculté de médecine Pierre et Marie Curie (Université Paris VI), il s'agit là d'une "grande nouveauté" qui débouchera sur 4 concours distincts auxquels les étudiants pourront librement s'inscrire en fonction de leurs aptitudes et préférences. Précisons que ces concours présenteront un tronc commun d'épreuves pour 80% d'entre elles et des modules spécifiques à chaque filière concernant les 20% restants.
Toujours selon le professeur Serge Uzan, "la création de cette L1 Santé s'accompagne d'un projet pédagogique. La réforme prévoit en effet que les étudiants puissent, dès la fin du premier semestre, en en fonction de leurs résultats aux partiels, choisir des options dans des matières où ils ont obtenu de bons résultats et où ils se sentent à l'aise, en vue de passer tel ou tel module à la fin de l'année. C'est la possibilité pour les étudiants de personnaliser leur cursus et donc d'ajuster leur orientation".
Il est à noter par ailleurs que le redoublement ne sera plus automatique. En effet une note minimale au concours sera nécessaire pour pouvoir doubler cette L1 Santé. D'autre part, les étudiants dont les résultats sont trop faibles se réorienteront dès le mois de janvier vers une autre licence.
En revanche, s'ils le souhaitent, ils pourront revenir en L1 Santé, après avoir validé deux années de sciences et s'être remis à niveau. Précisons que la mise en application de cette réorientation a été repoussée à 2011. Enfin, le professeur Serge Uzan note l'apparition de nouvelles passerelles pour rejoindre ces formations santé. "Elles permettront d'élargir le recrutement", conclut-il.
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