| La biologie. La biodiversité polaire est directement menacée par le réchauffement. La faune et la flore y sont les témoins avancés des changements en cours. L'étude de leur adaptation aux milieux extrêmes est riche de nombreuses applications pour la médecine humaine.
L'astronomie est la nouvelle frontière de la recherche. Elle est fortement soutenu à « Pôle Sud » par les Etats-Unis dans des domaines récemment nobélisés comme le fond cosmologique de l'univers et l'étude des neutrinos. La France et l'Italie disposent d'un atout maître à travers la station Concordia. Elle est vraisemblablement l'un des meilleurs sites du monde.
La France doit être plus présente
Les explorateurs tels que Dumont d'Urville, Charcot ou plus récemment Paul-Émile Victor ont permis à la France d’occuper une place privilégiée dans le monde polaire. Le pays se place actuellement « au 5e rang international en Antarctique et au 1er rang dans le Subantarctique ». Le CNRS, et l'Institut polaire français Paul-Émile Victor sont les principaux acteurs du développement de cette recherche scientifique.
La France doit cependant être plus présente en Arctique en raison du caractère stratégique de cette région pour l'Europe et du caractère bipolaire des recherches.
- La recherche doit être mieux soutenue. Elle doit pouvoir rester au meilleur niveau mondial et s'affirmer comme chef de file. Elle a aussi besoin de moyens logistiques modernisés et plus développés, car sans logistique rien ne peut se faire dans ces régions.
- Au niveau européen, il faut amplifier la dynamique bipolaire de coopération entre la France, l'Italie et l'Allemagne comme moteur d'une entité européenne face aux Etats-Unis, à la Russie ou à la Chine. La participation marginale de la France au projet allemand de brise-glace européen, Aurora Borealis, sera à réévaluer à la hausse par le nouveau Président de la République.
Source : Communiqué de presse du Sénat
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