Chapeau (melon) messieurs les anglais, vos bottes de cuir ont fait des prouesses. Et vous, Français admirables, avez- vous avalé la fameuse potion magique ? Vous êtes en tous cas, les uns et les autres, les Heroes des quarts de finale. N’en déplaise aux experts, bouter les envahisseurs sudistes hors de la compétition n’était pas mission impossible, même s’il y avait urgences.
Retour sur terre
L’avez-vous vu cette colombe, haut dans le ciel qui est venue se poser sur la barre des poteaux, ce Derrick, qui l’espace d’un moment a transformé le Millénium en Dallas ou en Las Vegas ? Elle portait le message de la victoire à ceux qui voulaient claquer Laporte au plus vite. Mais on n’apprend plus au vieux renard à faire la limace. L’entraîneur français qui ne se cache pas derrière le masque de Zorro pour galvaniser ses troupes a plus d’un tour dans son sac.
Retour sur terre pour tout le monde avant la confrontation qui nous opposera à nos Friends les Anglais : Austerlitz ou Waterloo ? Azincourt ou Fontenoy ? C’est en pensant à cette dernière bataille, qui s’est déroulée le 11 mai 1745, que nous lancerons "Messieurs les Anglais, tirez (-vous) les premiers!". Indice numéro 1 :Oublier le fair-play.
La vieille France
Mais bien malin qui peut prédire le résultat même si la France part avec quelques avantages. L’avantage évident du terrain et du public d’abord. L’avantage psychologique ensuite : défaire les ultra- favoris qu’étaient les All Blacks apporte un léger plus au quinze français. Autre petit avantage, celui qui, au nom de la loi des séries fait que les deux dernières confrontations, lors des matches de préparation, ont vu des victoires françaises. Indice numéro 2 :l’ovalaptitude.
Les joueurs anglais craignent le pack français, formé, selon leurs dires de joueurs « vieux et rusés ». C’est donc cette vieille France qui devra faire face à la perfide Albion. Un petit détour par l’encyclopédie en ligne Wikipédia nous en apprend d’ailleurs de belles à ce sujet.
Et la perfide Albion
Parmi les faits sur lesquels cette réputation de perfidie– qu'elle soit justifiée ou non – peut prétendre éventuellement s'étayer, explique l'encyclopédie, se trouvent des faits de guerre perçus comme ne respectant pas les usages de leur époque.
En 1415, à la bataille d'Azincourt, les Anglais achèvent – sur ordre de Henri V et contre tout code d'honneur médiéval – les chevaliers français à terre qui refusent de se rendre ou de payer une rançon. En 1755, sans déclaration de guerre, les Britanniques capturent 300 navires de commerce français et emprisonnent 6 000 marins. Indice numéro 3 : Payer sa dette
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