Le poids des mots
Mais si le passé, c’est le passé, il est parfois nécessaire de souligner les imperfections des adversaires et d’occulter les nôtres pour se charger de hargne et de rage de vaincre. Car c’est d’abord à ce niveau que se trouve la clé du succès. Inutile de finasser, contentons-nous d’un leitmotiv simple : « Aller jusqu’au bout »
Les mots, eux aussi savent aussi s’en servir, la preuve en a été faite contre les Australiens qui ont été, paraît-il harangués par les British tout au long du match. Les Anglais affichent « Hope and Glory » sur leur avion ? Laissons-leur la « Hope » et gardons la « Glory ». A eux la petite maison dans la prairie, à nous le trophée. A nous le festin, à eux les "Bones". Indice numéro 4 : Parler plus fort, voir plus loin
Jonny s’en va-t-en guerre
En plus de sa ferveur, la Blanche équipe anglaise compte sur sa pièce maîtresse en la personne de son ouvreur- buteur Jonathan Peter (Jonny) Wilkinson. Même si pour certains, il apparaissait comme fini à cause des nombreuses blessures qu’il a malheureusement eu à subir, il possède le sang-froid d’un MacGyver, pour faire mouche au moment ultime. Il a offert la coupe du monde à son équipe sur un drop à la dernière minute de la prolongation contre les Australiens en 2003.
Le jeu anglais se résumera donc à un jeu au pied sans imagination, à des drops et des pénalités si le français tombe dans le piège qui lui sera (certainement) tendu. Pour que ce piège se referme sur les gars de la Rose il suffit d’y glisser ce vieux démon qui hante le rugby français : l’incapacité d’aligner deux victoires importantes de suite lors d’un mondial. Indice numéro 5 :Rêver les yeux ouverts
Un pronostic
Nous n’en sommes pas encore aux affaires classées et il faudra attendre les cinq dernières minutes du match pour en connaître le dénouement. Un pronostic pour Frangleterre ? Un choc, des étincelles, une victoire. Gagner, dernier indice.
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