Ralentissement en 2007 et accélération à nouveau en 2008
En 2007, l’activité mondiale serait nettement moins vigoureuse notamment en raison du ralentissement de l’économie américaine. Elle resterait cependant sur des rythmes plus élevés que la moyenne de longue période, toujours tirée par la croissance en Asie. En 2008, avec le redémarrage outre-Atlantique, la croissance mondiale devrait se montrer légèrement plus dynamique.
La consommation restera soutenue
En 2007, la demande mondiale adressée à la France ralentirait – en raison notamment de
l’affaiblissement de la demande intérieure en Italie et en Allemagne – entraînant dans son
sillage nos exportations (+ 4½ % en moyenne annuelle en 2007 après + 6¼ % en 2006).
En 2008, les exportations réaccélèreraient, à environ + 5½ %, toujours en ligne avec la demande étrangère. Les importations seraient toujours tirées par la demande intérieure et resteraient assez dynamiques.
La consommation des ménages resterait très dynamique à l’horizon de 2008, progressant de
+ 2,8 % en 2007 et 2008. Cette légère accélération s’appuierait, en 2007, sur la dynamique du pouvoir d’achat qui bénéficie de la vigueur de revenus salariaux et des allègements d’impôt sur le revenu au travers notamment de la réforme du barème et de la revalorisation de la prime pour l’emploi. En 2008, le pouvoir d’achat retrouverait un rythme plus proche de son rythme tendanciel (+ 2½ %).
Les créations d’emplois continuent de progresser
L'emploi total continuerait à progresser fortement (environ +230 000 emplois en 2007 comme en 2008), permettant la poursuite de la baisse continue et rapide du taux de chômage.
En moyenne annuelle, l’inflation ralentirait : elle se situerait à 1,3 % en 2007 et à 1,4 % en
2008, après 1,6 % en 2006. Sous l’hypothèse prudente de stabilisation des prix à 65 $ le baril de brut, la composante énergétique deviendrait progressivement plus neutre. L’inflation sous-jacente se stabiliserait aux environs de 1,5 %.
Baisse programmée du déficit public
La poursuite d’une croissance économique comprise entre 2 et 2½ % et les efforts partagés des administrations publiques pour freiner la dépense – avec un effort particulier de l’Etat qui durcit sa norme de dépense pour tendre vers la stabilité en valeur à l’horizon 2010 – permettraient la poursuite de la baisse du déficit public, à 2,4% du PIB en 2007 et 1,7% en 2008.
Source : document «Perspectives économiques 2007-2008» du ministère français de l’Economie
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