Journée internationale de la sage-femme
- 5 mai -
La journée internationale de la sage-femme permet aussi de faire un état des lieux mondial. Le constat est sans appel : le monde manque de sage-femmes. Explications.
Si leur finalité est partout le même, les conditions d'exercice des sages-femmes et leurs pouvoirs ne le sont pas selon le pays dans lequel elles exercent. Chaque minute, dans le monde en développement, une femme meurt de complications traitables de la grossesse ou de l'accouchement.
Au niveau mondial, la moitié des femmes enceintes n’ont pas encore accès à des soins qualifiés durant l’accouchement et les conséquences de cet état de choses sont catastrophiques.
Chaque année, environ 529 000 femmes meurent des complications de la grossesse et de l’accouchement, quatre millions de nouveau-nés meurent, et quatre autres millions de bébés sont mort-nés. Cela représente un nombre de décès plus élevé que le total de ceux causés par le sida, la tuberculose et le paludisme réunis.
D'après l'UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la population), qui fournit ces chiffres, il manquait en 2007, plus de 700 000 sages-femmes de par le monde ; particulièrement dans les pays en voie de développement.
Les sages-femmes remplissent des fonctions capitales qui sauvent la vie des patientes
Quand elles ont la formation et le soutien appropriés, les sages-femmes offrent le moyen le plus rentable et de la plus haute qualité d’assurer la santé maternelle et néo-natale explique l'UNFPA dans sa déclaration de mission. Les sages-femmes dispensent des soins aux femmes durant la grossesse, l’accouchement et la période post-natale. En cas de complications de la grossesse et d’urgences, les sages-femmes remplissent des fonctions capitales qui sauvent la vie des patientes.
Elles dispensent une information et des services en matière de santé reproductive, y compris la planification familiale, ce qui permet aux femmes d’attendre davantage avant la prochaine naissance. Là où ces services sont largement disponibles, accessibles et de prix modéré, la mortalité maternelle et néo-natale diminue tandis que le bien-être des familles et des communautés s’améliore.
L'UNFPA est le Fonds des Nations Unies pour la population, est un organisme de développement international qui œuvre en faveur du droit à la santé et de l'égalité des chances pour chaque femme, homme et enfant. L'UNFPA offre son appui aux pays pour utiliser les données de population dans la formulation des politiques et des programmes visant à réduire la pauvreté et pour faire en sorte que toutes les grossesses soient désirées, que tous les accouchements soient sans danger, que tous les jeunes soient protégés du VIH et du sida et que toutes les filles et toutes les femmes soient traitées avec dignité et respect.
Les pivots de la profession de sage-femme
Exercice technique, responsabilité, indépendance, confiance, humanité et écoute sont les pivots sur lesquels repose l'exercice de la profession de sage-femme. Ce métier s'inscrit également dans un cadre précis, législatif et réglementaire, qui délimite de manière rigoureuse le domaine de compétence de la sage-femme.
Il faut ainsi, et notamment, connaître la législation de la procréation (quelle est la conduite à tenir en matière d'accouchement dans l'anonymat ? ; quelles sont les formalités à accomplir en matière d'état civil ? ; quels sont les droits de la femme enceinte ?). Il s’agit aussi de comprendre l'organisation des lieux de naissance ( quels sont les différents niveaux de maternité en France ? ; quel est le rôle des commissions régionales de la naissance ?)
Quelles sont les différentes préparations à l'accouchement ? Qu'est-ce que l'haptonomie ? Quels sont les examens obligatoires ? Comment éviter les petits maux de la grossesse ? Que penser de la péridurale ? Comment se déroule l'accouchement ? Quelle place laisser au père ? Faut-il parler à son bébé avant la naissance ?
La sage-femme c'est également une personne qui accompagne au mieux les parents dans l'itinéraire qui mène à l'accouchement.
Ecouter, expliquer, rassurer
Même si elles ne le conscientisent pas toujours vraiment, de très nombreuses futures mères portent notamment en elles de lourdes peurs et parfois même une grande souffrance. Peur de la douleur, de ne pas y arriver, de ne pas être une bonne mère, peur de l'enfant anormal, du pouvoir médical, de la césarienne, de perdre leur espace... Message d'une sage-femme pour une naissance libre - Les peurs de la grossesse et de l'accouchement
Entre elles se crée une relation privilégiée de confiance et de proximité.
En matière de grossesse, il y a ce qui se sait et ce qui se tait. Il y a la science des livres pratiques qui répondent aux mille et une questions qu'une femme enceinte se pose et puis il y a tout ce qui se dit à voix basse dans l'intimité d'une relation particulière.
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