Journée internationale de la sage-femme
- 5 mai -
La journée internationale de la sage-femme permet depuis 1992 de faire le point sur son rôle et de lui rendre hommage. Détails
La journée internationale de la sage-femme est en France l’occasion de rappeler la formation, les compétences et la place au sein de la communauté médicale des 22.000 sages-femmes qui y exercent. Et aussi de rappeler le manque cruel de ces professionnelles dans les pays les plus pauvres.
Traditionnellement, la sage-femme est une femme ou un homme qui aide à l'accouchement. Dans les sociétés industrialisées, il s'agit d'une profession médicale à part entière. Elle relève du domaine médical en France car la sage-femme bénéficie du droit de prescription.
Evolution
Activité exclusivement féminine dans le passé, le métier de sages-femmes est l’un des plus anciennes qui soit. Le 22 décembre 1779, la première sage-femme exerçant à l'Hôtel-Dieu de Montmorency (Val-d'Oise) est nommée. Il s'agit d'Élisabeth Bourgeois, femme du sieur Baudrang, chirurgien de l'Hôtel-Dieu.
Depuis 1982, la profession s’est ouverte aux hommes. "Et depuis août 2004, la France est le seul pays où une femme peut être suivie durant toute sa grossesse par une sage-femme sans voir de médecin.
Peu de femmes le savent." (Accompagner votre grossesse : Avec une sage-femme)
Durant le dernier demi-siècle, une importante révolution scientifique et technique a profondément transformé le vécu et les représentations de l'accouchement. Parallèlement, l'exercice de la profession de sage-femme a lui-même connu une évolution considérable, passant de la plus large autonomie à la dépendance envers la médecine et l'hôpital.
On peut également s'
interroger sur le statut de ce métier "féminin" par excellence, confronté au pouvoir médical et à la domination masculine.
Vocation, dévouement, générosité
Vocation, dévouement, générosité … autant de termes que l’on associe à la sage-femme. Si « le plus beau métier du monde » est évocateur, que connaît-on vraiment des sages-femmes ? Que sait-on de celles qui prennent en charge des centaines de milliers de naissances par an ?
A ces quelques questions, des réponses données par l'Ordre national français des sages-femmes : beaucoup pensent que la sage-femme est une infirmière spécialisée et qu’elle fait donc partie de la famille paramédicale. Il n’en est rien : au même titre que les professions de médecin ou de chirurgien-dentiste, le métier de sage-femme est classé dans le code de la santé publique parmi les professions médicales.
Essentiellement féminines, les sages-femmes exercent majoritairement dans les hôpitaux et les cliniques et comptent dans leurs rangs 22.000 professionnels. Avec cinq années de formation, les sages-femmes françaises sont parmi les mieux formées au monde.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la sage-femme :
« Une personne qui a suivi un programme de formation reconnu dans son pays, a réussi avec succès les études afférentes et a acquis les qualifications nécessaires pour être reconnue ou licenciée en tant que sage-femme. Elle doit être en mesure de donner la supervision, les soins et les conseils à la femme enceinte, en travail et en période post-partum, d'aider lors d'accouchement sous sa responsabilité et prodiguer des soins aux nouveau-nés et aux nourrissons. Ses soins incluent des mesures préventives, le dépistage des conditions anormales chez la mère et l'enfant, le recours à l'assistance médicale en cas de besoin et l'exécution de certaines mesures d'urgence en l'absence d'un médecin. Elle joue un rôle important en éducation sanitaire, non seulement pour les patientes, mais pour la famille et la préparation au rôle de parents et doit s'étendre dans certaines sphères de la gynécologie, de la planification familiale et des soins à donner à l'enfant. La sage-femme peut pratiquer en milieu hospitalier, en clinique, à domicile ou en tout autre endroit où sa présence est requise. »
Un rôle prépondérant
Le rôle prépondérant de la sage-femme dans le domaine de la périnatalité nécessite une formation extrêmement complète, qui s’accomplit en cinq ans. Les sages-femmes sont en effet dotées de multiples compétences qui font d’elles de véritables spécialistes de la grossesse et de l’accouchement dits « physiologiques », c’est-à-dire normaux.
Les grossesses et les accouchements sont des actes naturels, qui sont physiologiques dans au moins 70% des cas mais qui tendent pourtant à être de plus en plus médicalisés, au détriment de la femme et du couple, tout en représentant un surcoût pour l’Assurance maladie. La sage-femme est donc en première ligne pour contribuer à préserver la normalité du processus de grossesse.
En première ligne
Depuis peu, les sages-femmes sont habilitées à effectuer l’examen de suivi gynécologique de prévention et à prescrire la contraception à toutes les femmes en bonne santé, de nouvelles compétences qui répondent aux problématiques de contraception et d’IVG que rencontrent la France tout en confirmant l’identité médicale de ces professionnelles.
Cette journée particulière, célébrée dans de nombreux pays, est l’occasion de découvrir la richesse de cette profession, que nous rencontrons tous aux moments les plus importants de notre vie. Lire la suite
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