Le Combat ordinaire, tome 1
Prix du meilleur album, Angoulême 2004
Ne tournons pas autour du pot, le Combat Ordinaire est un Chef d’oeuvre.
À travers l’histoire d’un jeune photographe de presse s’interrogeant sur ce qu’il doit faire de sa vie, Larcenet brosse une comédie parfois drôle, parfois triste sur le passage à l’âge adulte, sur l’amour et les choix qu’il implique, sur notre comportement vis à vis des autres et du passé.
Une grosse claque par un auteur en état de grâce. Mine de rien, on a beaucoup de chance ! ! ! Larcenet est venu chez Dargaud avec Lazarr et les Cosmonautes. C’était déjà vraiment bien. Puis coup sur coup, on a vu et lu son évolution et l’on assiste, en direct, à l’avènement d’un auteur hors du commun, sans doute le meilleur de sa génération.
Le Retour à la Terre, sommet d’humour était la première étape : prouver que Larcenet peut faire rire tout le monde, des lecteurs de “La Vie” au bédéphile le plus pointu ; le Combat Ordinaire enfonce magistralement le clou dans une veine plus réaliste, tendre et violente.
Tout ce que bien des cinéastes ou des romanciers ont voulu capter sur le passage à l’âge adulte, sur l’amour et les choix qu’il implique, sur notre comportement vis à vis des autres et de l’Histoire, le Combat Ordinaire parvient miraculeusement à le retranscrire, nous le faire partager.
Tous les débats stériles sur la guerre d’Algérie, puisqu’il s’agit aussi de ça, prennent une grande baffe dans la gueule. Le Combat est l’oeuvre d’un auteur en état de grâce qui parvient dans une chronique douce amère, jamais intello et toujours légère à parler de façon simple de choses très compliquées.
Jimmy Corrigan
Prix du meilleur album - Angoulême 2003)
Jimmy Corrigan est le garçon le plus intelligent au monde, c'est Superman qui le lui a dit. Mais, quand Superman se suicide, tout s'accélère pour Jimmy.
Ce célibataire timide d'une quarantaine d'années, dont la mère est très possessive, fait en peu de temps la connaissance de son père Jimmy, de son grand-père Jimmy et de sa soeur Amy.
Ce comics servi-autobiographique nous fait sans cesse voyager entre la réalité et les rêves angoissés de Jimmy à travers une ligne graphique très claire d'où transpirent pourtant nombre de sentiments et qui contraste avec la mise en page torturée de l'ouvrage. Il finit par préfigurer la réalité quand Chris Ware apprend que son père, avec qui il venait de renouer le contact, à l'instar du père de Jimmy, meurt brutalement peu après.
Caricature | Gemma Bovery | Persepolis

Broderies
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