Histoire de la Palestine
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La Palestine à la fin du XIXe siècle redevient l’enjeu de convoitises européennes. Des juifs de plus en plus nombreux commencent alors à gagner le pays, accompagnés rapidement par le mouvement sioniste. Précisions
A partir de 1881, l'assassinat du tsar Alexandre II marque le début de la première vague d’immigration juive depuis la Russie, la Roumanie et le Yémen.
Des quêtes sont organisées dans les milieux ouvriers juifs communistes européens pour l'achat de terres en Palestine. Le sionisme moderne est né dans ces milieux qui influenceront directement le style de vie des nouveaux arrivant: une société proche des idéologies socialistes et des méthodes collectivistes soviétiques. En Israël, ce seront les Kibboutz et les Mochav, coexistants avec un secteur privé.
Des quêtes pour l'achat de terres
Le baron Edmond de Rothschild achète lui aussi d’importants terrains pour permettre l’implantation de colonies juives.
Le sionisme (qui doit son nom au Mont Sion, colline sur laquelle fut bâtie Jérusalem) est une idéologie politique prônant l'existence d'un État juif en Palestine. Sur un plan idéologique et institutionnel, le sionisme entend œuvrer à redonner aux Juifs un statut perdu depuis l'Antiquité, à savoir celui d'un peuple regroupé au sein d'un même État.
Théodor Herzl : L'Aventurier de la Terre promise
Theodor Herzl (1860-1904) est le grand précurseur de l'Etat d'Israël. Le contexte : une montée de l'antisémitisme, qui convainc ce " juif assimilé " de rechercher une terre promise, une terre de liberté et de prospérité, pour les juifs.
L'homme : un Européen du XIXe siècle, avec ses préjugés et ses partis pris ; une personnalité exaltée, aux jugements emportés, aux amitiés dérangeantes.
Mais aussi un politicien moderne, inspirateur d'une tradition démocratique et parlementaire, un diplomate réaliste, sans cesse en voyage entre les capitales européennes, un visionnaire de génie, qui imaginait un Etat progressiste, situé à la pointe de la modernité. Herzl incarne les remous et les débats d'un siècle à son tournant. Ses idées, réalisées ou non, demeurent d'actualité.
Le sionisme
Le mouvement sioniste est né à la fin du XIXe siècle, parmi les communautés ashkénazes d'Europe centrale et orientale sous la pression des pogroms, mais aussi en Europe occidentale suite au choc causé par l'affaire Dreyfus – qui compte parmi les motifs du lancement du Congrès sioniste par Theodor Herzl. Bien qu'ayant des caractères spécifiques du fait de la dispersion des Juifs, cette idéologie est contemporaine de l'affirmation d'autres nationalismes en Europe.
Un mouvement politique squelettique
Comment des intellectuels laïcs dispersés en Europe orientale ont-ils convaincu, dans le second XIXe siècle, des milliers de leurs compatriotes d'aller peupler la terre de leurs ancêtres, désormais lointaine, désolée et occupée par un puissant empire ?
Comment un mouvement politique squelettique, dépourvu de richesses, d'assise territoriale et d'alliances étatiques a-t-il bâti une diplomatie efficace, des institutions démocratiques, des infrastructures performantes puis un Etat souverain viable en un demi-siècle à peine ?
Stratégies
Comment quelques cultivateurs et poètes n'entretenant aucune expérience militaire et refusant souvent de s'en doter, ont-ils pu créer l'une des plus puissantes armées du monde ?
Comment Israël, Etat-nation du peuple juif et fruit du sionisme, a-t-il élaboré ses stratégies de survie puis de puissance dans un Proche-Orient instable et hostile ? Comment le sionisme et Israël se représentent-ils la mémoire, la force, l'espace ? Réponses dans le livre Stratégies d'Israël