Inventeur du système d'écriture ponctuée qui porte son nom, à l’usage des personnes atteintes de cécité ou malvoyantes, Louis Braille est le né le 4 janvier 1809 à Coupvray, près de Paris. Précisions.
Louis Braille, devenu aveugle dès l’enfance à la suite d’un accident, modifie et perfectionne le code Barbier. Adolescent, il met au point vers l’âge un nouveau système d’écriture en relief basé sur des points.
Ce système possède en outre l’avantage d’être moins complexe que ceux existant déjà . Enfin, son innovation réside dans le fait qu’il transcrit des lettres et non plus des sons. En 1829 paraît le premier exposé de sa méthode.
Victime d’un accident
Louis Braille n'est pas né aveugle, il l'est devenu très jeune. Son père était un fabricant de selles et harnais. À l'âge de trois ans, Louis est blessé à l'œil gauche par une alêne provenant de l'atelier. La blessure s'infecte et l'infection, s'étendant à l'œil droit, provoque la cécité. A cette époque, les aveugles ne sont pas aussi bien considérés qu’aujourd’hui : certains même les traitaient comme une race distincte.
Cependant à l'âge de dix ans il obtient une bourse pour entrer à l'Institution Royale des Jeunes Aveugles (Aujourd’hui l'Institut National des Jeunes Aveugles) de Paris. À l'école, les enfants apprenaient à lire sur des lettres en relief mais ne pouvaient pas écrire parce que l'impression était faite avec des lettres cousues sur le papier.
Son invention
À l'âge de treize ans il invente un système de points en relief inspiré par la visite du capitaine à la retraite Charles Barbier de la Serre qui avait imaginé un système d'écriture de nuit permettant aux militaires d'échanger les ordres silencieusement. Ce système de Barbier est basé sur douze points, tandis que celui de Braille l'est sur six et représente de plus des sons à la manière de la sténographie.
Malgré ses défauts de jeunesse, ce système était d’ores et déjà supérieur à celui de Barbier. Le plus grand avantage du système de Louis est que c’était un alphabet, calqué sur celui des voyants. Il donnait donc un accès réel et complet à la culture. Il était beaucoup plus facile à déchiffrer car ses caractères étaient de moitié moins hauts (six points maximum au lieu de douze) et pouvaient être facilement appris à tout aveugle. De plus, il demandait très peu d’entraînement, sans déplacement du doigt.
En 1827, alors que Braille est âgé de dix-huit ans et son écriture reçoit pour la première fois la sanction de l’expérience : la transcription de la «grammaire des grammaires». En 1829 paraît, imprimé en relief linéaire qui était encore l’écriture officielle à l’institution, l’ouvrage intitulé Procédé pour écrire les paroles, la musique et le plain-chant au moyen de points, à l’usage des aveugles et disposés pour eux, par Louis Braille, répétiteur à l’institution Royale des Jeunes Aveugles. On peut dire qu’il s’agit là du« véritable acte de naissance du système braille ».
Perfectionnements
Ce premier alphabet n’était pas exactement celui que nous connaissons, mais sa partie principale - les quatre premières séries - était la même qu’aujourd'hui ; il comportait, outre les points, un certain nombre de traits lisses qui ont rapidement disparu. Par la suite, l’emploi du braille ne fit que se développer mais il fallut plus de vingt-cinq ans pour qu’il soit officiellement adopté en France.
Louis Braille fut aussi un organiste de talent qui apprit à jouer à l'Institut des jeunes aveugles dans la classe de Marrigues. Il fut titulaire de l'orgue de Église Saint-Nicolas-des-Champs à Paris dès 1834 ainsi que de l'orgue de l' Église Saint-Vincent-de-Paul en 1845.
Louis Braille meurt le 6 janvier 1852 d’une tuberculose. Un siècle plus tard sa dépouille mortelle de rejoint les plus grands des personnages français au Panthéon. Cependant, en hommage à son village d’enfance, ses mains restent inhumées dans sa tombe à Coupvray…
Louis Braille est devenu aveugle à l'âge de trois ans à la suite d'un accident. Cela ne l'empêche pas de vivre presque comme les autres enfants. Mais à l'école, les difficultés commencent, car il veut apprendre à lire... Le jeune garçon se fait alors une promesse incroyable : il trouvera le moyen de déchiffrer ce que ses yeux ne peuvent voir.
L'histoire vraie d'un destin hors du commun ; une leçon de courage et d'humanité.
Vous trouvez ce titre provocateur ? Peut-être, mais c'est celui qu'a choisi l'auteur, une jeune femme aussi belle qu'intelligente (maîtrise d'histoire, de sciences politiques, C.F.J., etc.) et dotée d'un humour aussi tendre que dévastateur.
Sophie Massieu est également... aveugle de naissance. Dans cet ouvrage, Sarah (qui ressemble étrangement à Sophie Massieu) nous livre quelque 300 définitions de mots qui concernent de près les " miros ".
Ce dictionnaire à la fois drôle et touchant nous fait voyager dans son quotidien : " distributeur " (automatique), " bite " (en béton), " blondir " (les oignons), " formulaire " (à remplir), " grain " (de peau), " synthèse " (vocale), " terrasse " (de café), " toast " (aux anchois), " ciel " (bleu), " crotte " (de chien), " tableau " (de maître), etc.
Pour développer sa culture générale, pour apprendre une nouvelle langue ou pour découvrir de nouvelles connaissances, juste par curiosité, Pascale Dubosq nous a écrit « Braillons ensemble ». Un conte où des points colorés s'amusent ensemble, se déplacent, se courent après et se tombent dessus pour finalement donner naissance à une langue à priori complexe, mais qui finalement s'avère facile à comprendre : le braille.