Konrad Lorenz
Biologiste et zoologiste autrichien (1903 -1989)
Prix Nobel de médecine 1973
Konrad Lorenz fait des études de médecine et à trente-quatre ans, il enseigne la psychologie animale et l'anatomie comparée à Vienne pendant trois ans. En 1940, il devient professeur à l'université de Königsberg où il occupe la chaire d'Emmanuel Kant.
Il est mobilisé en 1941 dans l'armée comme médecin psychiatre auprès des soldats allemands souffrant de chocs traumatiques. Il est fait prisonnier par les Russes en 1942 et déporté en Arménie soviétique jusqu'en 1948.
Dans ses travaux ultérieurs, Lorenz se servira de cette expérience (enthousiasme nationalisme et constats des dégâts du lavage de cerveaux chez les allemands nazifiés et les russes communisés) pour élaborer une critique des dérives de l'instinct d'agression chez l'homme.
Les Oies cendrées
Konrad Lorenz a consacré une grande partie de sa vie à l'étude de l'oie cendrée dont il a suivi, pendant près de soixante-quinze ans, les mœurs étranges.
Ses travaux mondialement connus privilégient l'observation minutieuse et patiente ; il a ainsi pu étudier, outre leurs caractéristiques physiologiques (locomotion, cris, nourriture, reproduction...), les comportements de ces animaux étonnants : vie de couple, vie familiale, vie à l'intérieur d'un groupe dont la hiérarchie est en grande partie fondée sur l'agressivité mais aussi sur l'" empreinte ", ce mouvement qui pousse l'oison à s'attacher au premier être vivant qu'il rencontre.
Konrad Lorenz, nous dit que si l'" anthropomorphisme " est tombé en discrédit, " on oublie que les similitudes entre les systèmes comportementaux humain et animal - ambition hiérarchique, jalousie, comportement d'attachement - existent effectivement et sont remarquables "
Prix Nobel
Il reçoit en 1973, conjointement avec Karl von Frisch et Nikolaas Tinbergen, le prix Nobel de physiologie ou médecine pour leurs découvertes concernant «l'organisation et la mise en évidence des modes de comportement individuel et social»; il s'agit du seul prix Nobel jamais remis à des spécialistes du comportement. Leurs travaux constituent les fondements d'une nouvelle discipline de la biologie : l'éthologie.
À la fin de sa vie, Lorenz, proche des mouvements écologistes et anti-nucléaires, consacre sa recherche à une réflexion humaniste sur le devenir de l'humanité.
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