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Albert Spaggiari (1933-1989) était un gangster français. Il est connu pour avoir été le cerveau du casse du siècle survenu à la Société Générale de Nice, en 1976. Ancien soldat de la guerre d'Indochine, partisan de l'OAS, écrivain et photographe, il aura nargué la police française durant sa cavale qui durera jusqu’à sa mort, après une évasion spectaculaire.
Le casse du siècle : Ni armes, ni violence et sans haine
19 juillet 1916, agence centrale de la Société Générale à Nice. Les employés qui pénètrent dans la salle des coffres n'en croient pas leurs yeux : 317 coffres éventrés, le sol jonché de papiers et d'objets délaissés par les voleurs, et un mot collé sur une armoire : " Ni armes, ni violence et sans haine ". Juste 50 millions de francs envolés ! Les cambrioleurs sont passés par les égouts, ce qui leur a demandé des mois de travaux.
Le cerveau de ce " casse du siècle " ? Un petit photographe, Albert Spaggiari. Ce bandit très " médiatique " connaît des aventures incroyables : arrêté trois mois après son forfait, il s'évade en sautant par la fenêtre du bureau du juge d'instruction et, pendant douze ans, donnera régulièrement de ses nouvelles au public, paradant devant les journalistes et les photographes sous les déguisements et grimages les plus farfelus, sans qu'on puisse jamais lui mettre la main dessus.
Jeunesse militaire
En 1950, à 17 ans, il s'engage chez les Bérets rouges et part pour l'Indochine où il est affecté au 3e bataillon de parachutistes coloniaux. Il y sera deux fois blessé et une fois décoré, mais n'y sera pas vraiment un héros.
En effet, c'est en 1953 en Indochine, qu'il débute sa carrière de voyou. Le 31 janvier de cette même année, il se fait remettre, avec un complice, la caisse du Milk Bar à Hanoï. Il sera reconnu et arrêté.
Indochine
Le 17 août 1954, il est condamné à 5 ans de travaux forcés et 20 ans d'interdiction de séjour en Indochine. En novembre de la même année, il quitte l'Indochine pour la France où il rejoint Marseille et sa prison des Baumettes. En 1957, après deux remises de peine, il est libéré et s'installe à Hyères où il rencontre Audi, une infirmière qui deviendra sa femme le 27 janvier 1959. Albert trouve un travail à la société Fichet-Bauche, fabricant de coffres forts. Celle-ci se trouve à Dakar au Sénégal. Albert reste dans cette ville jusqu'en mars 1960, puis il regagne la France en compagnie de son épouse.
Un an plus tard, il est chargé, selon ses dires, d'assassiner le général de Gaulle mais reçoit un ordre d'annulation au dernier moment (il qualifiera cette tentative avortée comme la plus grande déception de sa vie). Son nouveau combat devient l'Organisation armée secrète (OAS). Le 27 février 1962, il est arrêté à Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes) dans une imprimerie clandestine de tracts pour l'OAS. Il est incarcéré à la prison des Baumettes[1]. Il sort en 1965, et s'installe à Bézaudun-les-Alpes dans l'arrière-pays niçois. Il commence alors à militer à l'extrême droite. Il ouvre un magasin de photo à Nice dans le quartier Ferber en 1968. De ce fait il travaille beaucoup avec la mairie pour les photos de mariage, ce qui explique certains de ses contacts avec les élus locaux. Puis vient le fameux « casse » de Nice.
Une longue préparation
Albert Spaggiari se prend alors à rêver à un cambriolage de l'agence, qui emprunterait les égouts de la ville.
Deux ans avant le casse, pour évaluer la faisabilité de son projet, il loue un coffre à la Société générale dans lequel il place un réveil, qu'il règle pour sonner la nuit. Le but de la manœuvre vise à s'assurer de l'absence de systèmes de détection (sismique ou acoustique) à l'intérieur de la salle des coffres. Dans le même temps, il commence une exploration minutieuse des égouts en empruntant l'entrée amont de la partie couverte du fleuve Paillon, sous le palais des expositions de Nice, qui rejoint après deux kilomètres, les égouts de la ville.
Après plusieurs nuits de visite il se persuade qu'il est possible de creuser un tunnel d'accès depuis les égouts passant sous la rue Gustave-Deloye, jusque à l'intérieur de la salle des coffres. Albert Spaggiari décide alors de constituer une équipe pour mener le casse. Il se met en contact avec deux malfrats Alain Bournat et Francis Pellegrin, qu'il charge de recruter une équipe dans le milieu de la pègre de Marseille. Lire la suite
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Les casses du siècle
Livres d'Albert Spaggiari

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