Né le 3 juin 1922, Alain Resnais est un réalisateur, scénariste, acteur et producteur français. Précisions
Très jeune, Alain Resnais s'intéresse de très près au cinéma. Il se plonge dans la littérature, explore les bandes dessinées et le théâtre. Dès l'âge de treize ans, il réalise des petits films en 8 mm. Il s'inscrit à l'Institut des hautes études cinématographiques (Idhec) en 1943, où il est reçu dans la première promotion. Il se spécialise dans le montage tout en réalisant des films en 16 mm. Parmi ces derniers des courts-métrages sur des peintres préfigurent sa carrière de cinéaste.
Alain Resnais commence donc sa carrière dans le cinéma documentaire. Van Gogh (1948), Guernica (1950) ou Les Statues meurent aussi (1953), tournés en noir et blanc, sont salués par la critique pour la qualité de l'analyse esthétique et leur sensibilité. En 1956, Alain Resnais obtient le prix Jean Vigo pour Nuit et brouillard devenu depuis un film de référence sur les camps de déportation. Autres films célèbres : Hiroshima mon amour , L'année dernière à Marienbad
En 1959, Alain Resnais réalise son premier long-métrage de fiction, écrit par Marguerite Duras : Hiroshima mon amour. Le film a beaucoup de retentissement; il est apprécié à la fois par la critique et le public. Selon Louis Malle, "ce film a fait faire un bond dans l'histoire du cinéma". Que ce soit dans ses films documentaires ou de fiction, Alain Resnais est réputé pour son travail de documentation méticuleux. « Je commence en général par repérer tout seul les lieux de tournage.
Alain Resnais n'accorde pas souvent d'interview aux journaux. Il a épousé en 1969 son assistante Florence Malraux, la fille d'André Malraux, qui travaillait avec lui depuis La guerre est finie et qui l'accompagne jusqu'à Mélo, en 1986. Mais, depuis la fin des années 1980, il partage la vie de Sabine Azéma qu'il épouse en 1998.
Cet ouvrage est une invitation dans l'univers d'un artiste habité par un constant souci de la forme accompagné d'une hésitation devant l'impossibilité de toute certitude. La phrase de Clive (John Gielgud) à la fin de Providence résume cette attitude : " Car rien n'est écrit, n'est-ce pas ? "
Il reste toujours quelque chose d'incompréhensible devant quoi tout principe, toute morale ou toute stratégie aussi soigneusement élaborés soient-ils, doivent s'incliner. Un entretien avec Alain Resnais complète cet ouvrage.
Les auteurs y abordent avec le cinéaste ses promenades en vélo dans Paris, ses relations avec Nicole Vedrès, ses échanges avec André Bazin, son intérêt pour la série télévisuelle " Millennium " ; on y apprend quel a été le lieu de tournage de Providence ou comment le cinéaste a dialogué avec l'acteur japonais de Hiroshima mon amour via Tchekhov... ou encore comment il réalise aujourd'hui Private Fears in Public Places d'après la pièce du dramaturge britannique Alan Ayckbourn.
L'art d'Alain Resnais
Dès ses courts métrages (Nuit et brouillard notamment), la revue de cinéma Positif décrit Resnais comme l'un des meilleurs cinéastes français de son temps. Les années 1959 et 1961 sont baptisées « années Alain Resnais », grâce à Hiroshima mon amour et L'année dernière à Marienbad. Quant à Muriel ou Le Temps d'un retour et La guerre est finie, ils sont salués comme de grandes oeuvres politiques.
Le cinéaste Alain Fleischer, auteur de nombreux films sur l'art et les artistes, analyse et décrypte l'art d'Alain Resnais dans le livre du même titre, à travers ses premiers essais réalisés en 1947 sur les peintres Henri Goetz, Christine Boumeester, Hans Hartung, César Domela, Van Gogh et Gauguin, ainsi qu'à travers un choix de quatre longs-métrages parmi les plus célèbres : Hiroshima mon amour, L'Année dernière à Marienbad, Muriel et Providence.