
En 1938, la guerre paraît imminente quand l'Allemagne annexe l'Autriche au mois de mars et revendique peu après les Sudètes, une partie de la Tchécoslovaquie. La signature des accords de Munich par le français Daladier et par le britannique Chamberlain, donne satisfaction au chancelier allemand Hitler. La paix est sauvée. Détails
A la suite d’une réunion au sommet de deux jours, les Accords de Munich sont signés le 30 septembre 1938 entre l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et l'Italie. Pour éviter une entrée en guerre, Édouard Daladier et Neville Chamberlain cèdent à l’ultimatum d’Adolf Hitler qui réclame le rattachement des Sudètes à l’Allemagne. Le Premier ministre tchécoslovaque Jan Syrovy, qui n’a pas été convié, est placé devant le fait accompli.
Opposition latente
Les Sudètes est le nom d'une région montagneuse bordant la Bohême et la Moravie, situées le long des frontières allemandes. Ces montagnes étaient, historiquement, peuplées d'une population majoritairement allemande qu'on a appelée Sudètes ou les Sudètes.
L'opposition entre les Allemands et les Tchèques est latente tout au long des années 1920 et s'intensifie dans les années 1930. Hitler, poursuivant ses objectifs pangermanistes et se faisant alors le champion du principe des nationalités, déclare vouloir « libérer les Allemands des Sudètes » de l'« oppression » tchécoslovaque.
Le champion du principe des nationalités
Hitler étaye ses revendications en s'appuyant sur les agitations de l'organisation nazie locale, menée par Konrad Henlein et qui réclame le rattachement au Troisième Reich.
Le chancelier allemand annonce d'ailleurs aux Français et aux Britanniques qu'une fois ce dernier problème territorial résolu, l'Allemagne se contentera de ces nouvelles frontières en Europe. L'Europe connaîtra ensuite la paix pour mille ans.
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