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Des interrogations. Un avis sur la question à la lueur d'exemples de projets de sauvegarde.
Sauver la biodiversité ?
L'enjeu est irréalisable car il y a quelque chose de déplorable chez l'homme, son individualisme, son culte du moi qui l'empêche de respecter la vie. Pourquoi créer une banque de semences végétales ou encore une arche de Noé d'espèces animales si ce n'est parce que nous sommes incapables de préserver l'environnement ?
Le projet du Muséum américain d'histoire naturelle new-yorkais de stocker des échantillons d'ADN des espèces animales menacées aux Etats-Unis, doit-il être interprété comme une bonne nouvelle ? Je m'interroge sur l'efficacité de ce projet car je me demande s'il est possible de protéger des animaux autrement qu'en préservant leurs habitats naturels ? A quoi bon les conserver sous forme d'échantillons d'ADN s'ils ne sont plus en sécurité dans la nature ? Et quelles conclusions devons-nous tirer de l'Arche de Noé végétale qui, malgré sa mission de préservation, a tout de même une apparence apocalyptique ?
‹‹ Chaque fois que Bill Gates, la Fondation Rockefeller, Monsanto et Syngenta se rencontrent sur un projet commun, cela vaut la peine de creuser un peu plus profondément sous les roches de Spitsbergen, car on y trouve des choses fascinantes. Le premier point remarquable est l’identité des parrains de l'arche de Noé végétale. Ceux qui s'unissent aux Norvégiens sont, comme nous l’avons dit, la Fondation Bill & Melinda Gates ; le géant étasunien de l' agroalimentaire DuPont/Pioneer Hi-Bred, l'un des plus grands propriétaires de brevets d'OGM (organismes génétiquement modifiés), de semences de plantes et autres produits de l'agrochimie ; Syngenta, à travers sa fondation, la principale compagnie suisse de semences OGM et de produits de l'agrochimie ; la Fondation Rockefeller, le groupe privé qui a créé la révolution génétique, avec plus de 100 millions de dollars de semences depuis les années 70 ; le CGIAR, le réseau mondial créé par le Fondation Rockefeller pour promouvoir son idéal de pureté génétique à travers la conversion de l'agriculture. ›› source : L'« arche de Noé végétale » en Arctique
La Svalbard Global Seed Vault, cette banque de semences végétales située à Svalbard sur l'île norvégienne de Spitsbergen en Arctique, sert de dépôt de sauvegarde afin de protéger l'agriculture mondiale des changements climatiques et de lutter contre la fin dans le monde, un objectif déjà attribué aux OGM quelques années auparavant. Les donateurs qui ont fait naître ce projet, sont-ils pourvus d'intentions philanthropiques ou économiques ? Les donateurs qui ont fait naître ce projet, sont-ils pourvus d'intentions philanthropiques ou économiques ? A ce propos, sur son site internet, la Svalbard Global Seed Vault indique au sujet de la biodiversité : "Si elle disparaissait, nous perdrions définitivement la possibilité de cultiver des plantes alimentaires adaptées aux changements climatiques". A qui va bénéficier l'adaptation des plantes ? Quoi qu'il en soit, la fondation Global Crop Diversity Trust (fondée par la FAO) qui assure la collection des semences et la maintenance du dépôt, fait appel à notre générosité ! : "La diversité des cultures est à la fois un cadeau de la nature et le patrimoine de toutes les générations d’agriculteurs depuis les débuts de l’agriculture. Votre contribution assurera la conservation de cette diversité pour le plus grand bénéfice de tous – aujourd’hui, demain et pour toujours. N’hésitez pas.Aucune donation n’est trop modeste."
Source : nature-environnement.blogspot.com
FOCUS
La biodiversité au quotidien
Selon le discours trop souvent entendu, la biodiversité est la victime innocente des activités humaines, et sa conservation est indispensable à l'avenir de l'humanité. Mais la réalité est bien plus complexe... Tous les hommes perçoivent-ils la nature de la même manière ? Toute la biodiversité est-elle nécessaire au fonctionnement de la biosphère ? Quelle est son origine ? L’homme n’est-il pas, lui aussi, créateur de biodiversité ? Souhaitons-nous réellement protéger toute la diversité des espèces ? En définitive, quelles natures voulons-nous ? À partir du constat de situations réellement inquiétantes, conséquences de la pauvreté des pays du Sud et de la course au profit des pays du Nord, l'auteur tord le cou à certaines idées reçues. En s’appuyant sur de nombreux exemples, il explore des pistes pour un avenir dans lequel l’homme a toute sa place au sein de la nature. . Début

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